Risques Littoraux

20181006_ADAPTO_Conservatoire du Littoral

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Le littoral est un espace mouvant, soumis aux forces considérables de la mer, du vent et des fleuves côtiers. Lieu de contacts et d’échanges, il abrite aussi des milieux parmi les plus riches et les plus productifs. Ceci contribue à sa forte attractivité mais aussi à sa sensibilité aux différentes formes d’artificialisation et aux pollutions marines et terrestres. Au fil des siècles, l’Homme a développé de nombreuses activités sur la côte, qu’il a cherché à valoriser et à sécuriser en maîtrisant les évolutions naturelles du littoral. Aujourd’hui la logique s’inverse : avec les changements climatiques et l’élévation progressive du niveau de la mer, le littoral ne peut plus reposer uniquement sur une défense rigide du trait de côte. De l’espace doit être rendu aux phénomènes naturels, en utilisant les milieux comme de véritables zones-tampon face aux aléas et éloigner autant que possible les enjeux des secteurs vulnérables. L’évolution libre du trait de côte, au sein d’une bande côtière étendue, permet d’équilibrer les transports de sédiments, d’absorber l’énergie de la mer lors de tempêtes, de réduire les risques sur le littoral. Préserver et valoriser les espaces naturels littoraux constitue une solution efficace et peu coûteuse pour atténuer les effets du changement climatique et s’y adapter.

A lire : la plaquette 2017 "vers une gestion souple du trait de cote" disponible sur le site Internet du Conservatoire :

20181005_S'allier face à la montée de la mer....!

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S'allier face à la montée de la mer

Antoine Peillon Journal "La Croix" du 21 septembre 2018.

Sur la Côte d'Opale, l'ONF et le Conservatoire du littoral fondent une alliance afin de prévenir les effets dévastateurs du changement climatique.

Merlimont (Pas-de-Calais) De notre envoyé spécial

Le risque est majeur. Mais il n'est encore connu que d'un petit nombre d'experts. Nom de code : « Trait de côte ». Définition un peu technique : il s'agit de « l'intersection de la terre et de la mer dans le cas d'une marée haute astronomique de coefficient 120 et dans des conditions météorologiques normales ». Pour le dire plus simplement, c'est le niveau le plus haut de la mer sur un rivage.

Or, sur une part importante du littoral français, rien ne va plus sur le front du trait de côte. Ici, en Côte d'Opale, sur les plages et les dunes de Berck ou de Merlimont, son recul est de l'ordre des 40 m, surtout depuis la fin des années 1970. Plus largement, en mars 2015, le climatologue Jean Jouzel remettait le cinquième volume de son rapport Le Climat en France au XXIe siècle au ministère du développement durable. Cette expertise collective (1) sonnait clairement l'alarme : sous l'effet du changement climatique, à l'échelle mondiale, le niveau de la mer a déjà augmenté en moyenne de 18,7 cm entre 1901 et 2011, mais le rythme s'est accéléré sur les vingt dernières années : + 6,7 cm, entre 1993 et 2014. En France métropolitaine, la hausse constatée est proche de cette moyenne.

Aussi, « les submersions marines vont devenir plus intenses et plus fréquentes », avertissait le rapport. Or, la forte présence humaine dans les zones littorales conduit à une situation « préoccupante dans les zones basses, avec un risque de submersion accru et des coûts d'entretien des défenses côtières plus importants », ajoutait-il. De plus, « 41 % des plages sont victimes de l'érosion côtière, en France, et les impacts futurs de l'élévation du niveau marin sur le recul du trait de côte sont potentiellement très importants ». Parmi les nombreux exemples cités par le rapport Jouzel, des reculs du trait de côte allant jusqu'à 20 m ont été observés sur des plages de Vendée et de Charente-Maritime, lors de la seule tempête Xynthia, entre le 26 février et le 1er mars 2010.

20180826_Nos digues sont-elles efficaces ?

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Un travail d'enquête très complet, France et Belgique, par la Voix du Nord.

A lire absolument

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20180319_Stratégie pour le Littoral_Consultation des citoyens

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Pourquoi une concertation avec les citoyens ?
Le débat public est organisé en amont de toutes les prises de décisions majeures ayant un impact sur l’environnement et il doit permettre à chacun à la fois d’être informé et de prendre la parole sur le projet alors qu’il est encore en phase d’étude.

20161004_Détroit : une catastrophe est évitée chaque mois !

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Dans la zone Manche - Mer du Nord, «une catastrophe est évitée chaque mois» - La Voix du Nord Dunkerque Benjamin Corbier le 4 octobre 2016

Le vice-amiral d’escadre Pascal Ausseur est le commandant de la zone maritime Manche-mer du Nord, un espace de 900 km entre la Belgique et le Mont-Saint-Michel.
 

La zone Manche-Mer du Nord est particulièrement passante. Quel y est le rôle de l’État ?

«  Ma première préoccupation, c’est la sécurité. Environ six cents bateaux passent en effet par cette zone chaque jour, avec cinquante rotations de ferrys, de la plaisance, etc. La Manche-Mer du Nord, qui va du Mont-Saint-Michel à la Belgique, est une zone particulièrement accidentogène. L’an dernier, 1 500 interventions ont été organisées dont 580 pour le seul CROSS Gris-Nez (1). Cela peut être un véliplanchiste en perdition comme une collision de bateaux. »