Destruction de la digue

Belle analyse des Amis du Fort d'Ambleteuse

En 2007, les Amis du Fort d'Ambleteuse avaient déjà tout compris !

C'était déjà cette Association qui avait manifesté des réserves sur le prélèvement des réserves d'agrégats du "Banc à la ligne", et lancé une pétition en 1982...

 

En 2007, juste avant l'effondrement du perré, le SMCO avait soutenu la seule solution pérenne selon lui, et proposée par SOGREAH : le réensablement !

Les enrochement posaient déjà question à l'époque...

Interessant à noter : la SOGREAH est maintenant absorbée dans ARTELIA, le Maître d'OEuvre choisi par la commune pour l'avant-projet de reconstruction...

Cohérence où es-tu ? A l'aide !

Pour lire l'article cliquez ici

Les « Amis de Wissant », inquiets de la facture du prochain perré, suggèrent au maire une action en justice

samedi 14.04.2012, 05:02 - La Voix du Nord

 

| WISSANT |

Depuis la destruction de la « digue », les Wissantais sont aujourd'hui dans l'expectative. Si l'Etat a reconnu sa faute ...et indemnisé la commune, des voix s'élèvent aujourd'hui pour réclamer une action judiciaire contre les entreprises. Elles craignent en effet que la note de la reconstruction soit particulièrement salée et ne veulent pas payer, seules, les pots cassés.

Alain Toulemonde, président des Amis de Wissant, et Antoine Olivier sont de ceux-là. Leur association qui regroupe une partie des propriétaires de villas se veut être une force de proposition constructive pour la commune. Elle entretient des relations « cordiales » avec la municipalité même si sa dernière intervention concernant le dossier du démantèlement des blockhaus de la dune d'aval n'a pas été du goût du maire, Bernard Bracq.

Toujours est-il que l'association craint une dérive dans le coût de reconstruction du perré. « L'État a négocié avec Wissant une somme de 2,8 millions d'Euros pour solde de tout compte » déclare Alain Toulemonde. Selon lui, cette somme a déjà été engloutie dans les travaux de consolidation lorsque la municipalité a dû, à la hâte, procéder à des enrochements de fortune pour colmater les brèches dans le perré. « Aujourd'hui, les experts chiffrent la facture totale entre 8 et 10 millions d'euros. Wissant ne compte que 1000 habitants. À votre avis, qui va payer la note ? » L'association qui s'appuie sur un cabinet d'avocats lillois estime que la commune ne doit pas en rester là et doit poursuivre en justice les entreprises qui ont conçu l'ouvrage pour malfaçons. « Il y a une fenêtre de tir possible aujourd'hui car la garantie décennale court toujours.

» D'où leur requête auprès du maire. Sans réponse pour le moment.

Car si Bernard Bracq partage leur inquiétude, celui-ci diverge en revanche sur la méthode. « Wissant est peuplé d'ingénieurs et de retraités qui se sentent investis d'une mission. Ils m'ont déjà interrogé sur cette action en justice et je leur ai déjà répondu via notre avocat. » Le maire écarte donc cette possibilité d'action. L'association se dit prête à agir seule et à saisir le tribunal administratif avant le mois de juillet. « S'ils ont envie de se lancer dans une procédure longue et laborieuse et de paralyser la commune, ils prennent leurs responsabilités. Je fais simplement remarquer que leur dernière intervention avec le soutien du maire de Tardinghen à l'époque nous a coûté un an. Nous avons aujourd'hui l'assurance d'une aide financière de la Région. Nous sommes aussi assistés par un cabinet d'assistance à maître d'ouvrage. Qu'on nous laisse travailler ! » Le rapport technique sur la destruction du perré montre selon l'association des malfaçons dans la pose des drains, du ferraillage de l'ouvrage et de la qualité du béton. Des éléments qui vont sans doute inciter l'association à aller en justice. « Il y a une dernière opportunité à saisir avant juillet, après il sera trop tard... » •

BERTRAND SPIERS

Cliquez ici

Cliquez ici

Le Président de l'Association "Amis de Wissant pour la protection de notre site" a mis en évidence les causes réelles de la ruine de la nouvelle digue.

Cette identification a été déterminante durant l'expertise judiciaire. Cliquez ici

Digue : plus de 100 000 euros de frais

mercredi 03.09.2014, 08:00

 
La pression due au retour de l'eau a fait céder la digue nord. © Ville de Wimereux
La pression due au retour de l'eau a fait céder la digue nord. © Ville de Wimereux

 

Après l'effondrement d'une partie de la digue nord le 14 août, l'heure est au bilan. Les travaux d'urgence ont pris fin et l'addition avoisine les 100  000 euros.

 

article paru dans " La semaine dans le Boulonnais ":

Mercredi 5 Mai 2010 : 2,8 millions pour la digue de Wissant !

 

Digue de Wissant : 

 Le projet d'une nouvelle digue est dans les cartons. Les erreurs du passé serviront-elles de leçon? :  La Voix du Nord
Le projet d'une nouvelle digue est dans les cartons. Les erreurs du passé serviront-elles de leçon? : La Voix du Nord

Alors que la tempête Xynthia vient de ravager plusieurs communes du bord de mer de Charente Maritime et de Vendée, la fragilité des digues est à nouveau pointée du doigt. À Wissant où l'État a reconnu sa responsabilité dans les malfaçons, un accord devrait permettre de dédommager la commune après la destruction de l'ouvrage en 2002.

PAR BERTRAND SPIERS      PHOTO GUY DROLLET

Souvenez-vous : à peine inaugurée en juillet 2006, la nouvelle digue-promenade de Wissant cédait brutalement sous les coups de boutoir d'une mer déchaînée quelques mois plus tard. Plus de deux ans après et une polémique sur la solidité de l'ouvrage conçue par le défunt SMBC (service maritime des ports de Boulogne-Calais), l'État a finalement reconnu sa responsabilité dans les malfaçons. Entre-temps, la commune qui n'avait pas encore commencé à rembourser l'ouvrage, a dû parer au plus pressé en colmatant le perré disloqué avec de grosses pierres de Marquise.

Claude Delliaux puis Bernard Bracq ont patiemment attendu les résultats de l'expertise judiciaire. En juillet dernier, le rapport pointait du doigt de sérieuses malfaçons à l'origine de ce sinistre et pas seulement une tempête un peu plus méchante que d'habitude.

Plutôt que de s'engager dans une procédure judiciaire longue et coûteuse, la commune a choisi de négocier avec le préfet une indemnisation à hauteur du préjudice subi. Fin janvier, le calcul du dédommagement a bien avancé, même s'il n'est pas encore finalisé. La commune demandait au début une nouvelle digue (10 millions d'euros) à l'Etat ! Aujourd'hui, Bernard Bracq parle plutôt de 3 millions, un chiffre qui correspond au coût de la digue (2 millions) plus 1 million dû aux travaux dans l'urgence pour colmater la brêche. Le préfet du Pas-de-Calais préfère quant à lui avancer le chiffre de 2,5 millions d'Euros. « On ne va pas chipoter sur 500 000 Euros s'il s'agit de réactualiser cette somme de 2,5 millions mais je serais heureux que le maire accepte alors que la responsabilité de la défense du littoral incombe, je le rappelle, aux riverains » déclare Pierre Bousquet de Florian.

Et la dune d'aval ?

 La prochaine digue tentera d'éviter les erreurs du passé. « On ira l'asseoir sur la roche à - 17 m de profondeur avec des micro-pieux pour ne plus avoir le problème d'une digue de béton posée sur une dune de sable... » précise le maire. La gestion des eaux continentales et de haute marée sera bien sûr étudiée à la loupe. Car c'est bien le ravinement des eaux qui est à l'origine de la destruction de la digue.

Coût du nouvel ouvrage ? Entre 7 et 10 millions pour 650 m de perré. La Région a déjà promis une aide de 3 millions. « J'espère que l'accord sera rapidement trouvé pour éviter que l'on soit à nouveau, à la fin de l'été, avant les tempêtes automnales, obligé de faire des nouveaux travaux de conservation sur un ouvrage qui de toute façon est appelé à disparaître... »

Mais la digue n'est pas le seul souci des Wissantais. l'érosion spectaculaire de la dune d'aval inquiète également les riverains. Un lotissement se trouve derrière un massif dunaire qui rétrécit chaque année un peu plus. Une incursion marine à cet endroit est aujourd'hui redoutée.

Pourtant en 1985, la dune menaçait d'ensevelir ces mêmes maisons. La plantation massive d'un million d'oyats avait permis de stopper l'avance du massif dunaire. Aujourd'hui, le phénomène inverse se produit. Certains riverains se font un drôle de scénario : une digue neuve incapable d'empêcher une incursion marine à travers les oyats. Où est l'urgence aujourd'hui ? •

Les rédactions de La Voix du Nord

Lire le contenu de l'accord.

Il est à noter que les entreprises ne sont pas mises en cause, alors que le rapport de l'expert a pointé de graves anomalies dans la réalisation.

Pourquoi ?