Front de mer et aménagement du Bas Moulin

Construction inachevée datant de 2002, la ruine "SALICORNE" est en-cours de démolition...
En cet été 2020, le paysage de Wissant s'éclaircit...

La Voix du Nord.                J.CA       18 juin 2019

En mars 2007, la digue de Wissant se disloquait sous l’assaut des vagues. Il faudra attendre huit ans pour la voir reconstruite, en juin 2015, au bout de neuf mois de travaux.

Cette période, Régis Gest ne l’a pas oubliée. Le directeur (*) du bar-restaurant situé en bout de digue, du côté de la dune d’Amont, demande réparation. 

Selon la requête qui a été introduite devant le tribunal administratif, les travaux entrepris par la commune ont porté préjudice à l’établissement.

Le maire de Wissant, Bernard Bracq, n’en revient pas : « C’est une action qui est incompréhensible. Il demande plus de 40 000 € de dédommagement. C’est le seul et unique commerçant à réclamer une telle indemnité. Quand on fait des travaux, l’intérêt général passe avant l’intérêt privé. » Selon le maire, « la promenade attire énormément de monde, et les commerçants en récoltent aujourd’hui les fruits ».

 Entre la municipalité et le bar des Sirènes, les relations sont fraîches. Le bar, qui appartient à l’hôtel du Vivier, est installé sur un terrain qui appartient… à la commune. En mars, le conseil municipal mettait un terme à la convention d’occupation du bar des Sirènes, qui arrivera à échéance le 5 octobre. Selon la mairie, l’emplacement actuel du bar est incompatible avec l’opération Grand Site de France.

(*) Nous avons tenté de le contacter, sans retour de sa part.

Quelques photos de 1997, et des plus anciennes

À Wissant, l’avenir du bar des Sirènes en suspens

Ce n’est pas un bar de plage, mais sa proximité avec la mer pose question. Structure précaire, le bar des Sirènes se dresse au bout de la digue de Wissant, protégé des vagues par les enrochements. Il reste que, dans l’immédiat, l’assaut de la mer se fait moins menaçant que l’action judiciaire le visant.

Le bâtiment, qui a vu le jour après la guerre, appartiendrait à la commune et n’aurait bénéficié d’aucun permis de construire. «  Le bar des Sirènes est en parfaite illégalité  », confirme le maire Bernard Bracq. Ce qui n’a pas empêché l’établissement de changer de mains. L’actuel propriétaire du fonds de commerce n’a pas répondu à nos sollicitations. Il ne peut ignorer que son établissement vit avec une épée de Damoclès au-dessus de lui, puisqu’une action judiciaire est en cours.

 

Celle-ci doit faire respecter l’engagement pris par la municipalité au début des années 90 auprès du promoteur immobilier ayant fait construire la copropriété du Bas-Moulin, où se trouve aujourd’hui L’Hôtel de la baie de Wissant. À l’époque, le promoteur goûtait peu la présence du bar des Sirènes dans l’axe de la vue sur mer. «  On avait négocié un repli possible  », confirme Jean-Pierre Coupin, le maire de l’époque. Mais ses successeurs n’ont pas respecté l’accord conclu, à savoir une démolition. «  J’avais d’autres chats à fouetter, comme un perré à reconstruire, se justifie Bernard Bracq. Il y a des priorités.  » La procédure judiciaire étant en cours, il n’en dira pas plus mais promet qu’«  un jour ou l’autre, le bar des Sirènes disparaîtra  ».

 
 

La vente aux enchères, en 5 lots, est programmée pour le 29 juin 2018...

Quel dommage !